09 novembre 2009
Tibetan buddhism
Le bonheur véritable ne dépend de rien,
Ni de personne
Même pas de nous !




08 novembre 2009
Sleeping sun
07 novembre 2009
Chaque pas doit être un but

04 novembre 2009
2012 : Fin d'un monde
Chouette plus que 3 ans à vivre ! Profitons, aimons-nous !!!
;o)
01 novembre 2009
L’art du chat merveilleux – Satori (Fin)
L’art du chat merveilleux – Satori
Kensho le maître de maison entendit tout ceci comme dans un rêve. Il s’approcha, salua la vieille chatte et dit :
« Depuis bien longtemps déjà je m’entraîne assidument dans l’art du sabre, mais je n’en ai pas encore atteint la fin. J’ai écouté vos propos et crois avoir compris le vrai sens de ma Voie ; mais instamment, je vous en prie : dites moi encore quelque chose de plus sur votre secret.
Alors la vieille chatte dit : « Comment ceci serait-il possible ? Je ne suis qu’un animal et le rat est ma nourriture ; que sais-je des affaires humaines ? Je sais uniquement ceci : le sens de l’art de l’escrime n’ait pas de vaincre un adversaire. Bien mieux, grâce à cet art on arrive à un moment donné dans la grande clarté de la base lumineuse de la mort et de la vie. Un vrai bushi à travers ces exercices, doit s’adonner à l’entraînement spirituel dans le sens de cette clarté. Or pour ce faire, il faut avant tout chose explorer la doctrine de la base de l’Être, de la vie, de la mort. Mais celui-là seul qui est libre de tout ce qui le distrait de la Voie, et surtout de la pensée qui limite et fige, peut atteindre la grande clarté.
Non troublé, laissé à lui-même, libéré du moi et de tout chose, l’Être et son mouvement se manifestera en toute liberté. Quand et là où il le faudra. Mais si le cœur est attaché, fusse d’une manière tout à fait ténue, l’être est entravé. Or, s’il est devenu un « figé- en-soi », il existera également un moi figé en lui-même et quelque chose qui s’oppose à lui.
Ainsi deux forces s’opposent et luttent pour leur existence. Mais dans ce cas, les meilleures fonctions de l’Être, qui sont à la hauteur de tout changement, sont inhibées. Et si la mort se montre alors, le sens de la clarté propre à l’être est perdu.
Comment en cet état pourrait-on affronter l’ennemi de la bonne façon et envisager tranquillement victoire ou défaite ? Même si on obtenait la victoire ce ne serait qu’une victoire aveugle qui n’a rien à voir avec le sens de l’art du sabre véritable.
Être libre de toute chose ne signifie point le vide. L’Être en tant que tel n’a pas de nature propre. Il est au-delà de toutes les formes. Il n’accumule non plus rien en lui. De sorte que si jamais on cherche à retenir la chose la plus infime, la grande force si accroche et l’équilibre originel des forces est perdue. Pour peu que l’Être se trouve attaché à quelques chose, il n’est plus libre de se mouvoir et ne jaillit plus dans son abondance pleine et entière. Si l’équilibre provenant de l’Être est dérangé, sa force déborde vite là où elle s’écoulait malgré tout, mais là où elle ne peut s’écouler, rien ne suffit.
Donc ce qui s’appelle liberté de toute chose ne signifie rien d’autre que ceci : Si on n’accumule rien, si on ne s’appuie sur rien, si on ne fige rien, il n’y a ni fort ni contre-fort, ni moi ni contre-moi. Et s’il arrive quelque chose on le rencontre comme inconsciemment et il ne laisse pas de trace. Dans le Livre des Transmutations il est dit : « Sans penser, sans agir, sans mouvement, tout silencieux : ainsi seulement peut-on témoigner de l’être et de la loi des choses par l’intérieur, tout inconsciemment, et enfin devenir un avec ciel et terre ».
Celui qui exerce l’art de l’escrime de cette façon et vit ainsi et proche de la vérité de la Voie ».
Kensho, entendant cela demanda : « Que signifie qu’il n’y a ni moi, ni contre-moi, ni sujet, ni objet ? ».
La chatte répondit : « Parce qu’il y a moi, il y a aussi un ennemi. Si nous ne nous manifestons pas en tant que moi, il n’y aura pas non plus d’adversaires. Ce que nous appelons ainsi n’est que notre non pour ce qui signifie : dualité. Aussi longtemps que les choses gardent une forme, elles ont toujours une contre-forme. Chaque fois que quelque chose se fige, il y a une forme particulière. Si mon être n’est pas conçu en tant que forme particulière, il n’en existe pas de contre-forme non plus. Là où il n’y a pas de positions, il n’y a rien non plus qui puisse être contre.
Or ceci signifie :
Il n’y ni moi, ni contre-moi ; si on s’abandonne soi-même complètement, si on devient ainsi libre de toute chose, on est en harmonie avec l’univers, un avec toute chose, dans la grande Solitude. Même si la forme de l’ennemi s’éteint, on n’en prend pas conscience. Non pas, que l’on ne s’en aperçoive pas, mais on ne s’y arrête pas, l’esprit se meut, continuellement libre de toute fixation et répond simplement en agissant librement du fond de l’être.
Si l’esprit est libre de toute occupation, le monde, tel qu’il est, est entièrement notre monde et ne forme qu’un avec nous. On l’appréhende alors au-delà du bien et du mal, de la sympathie et de l’antipathie. On est plus gêné en rien et nulle part on est attaché, toutes les oppositions : gain et perte, bien et mal, souffrance et joie, proviennent de nous.
C’est pour cela que dans toute l’étendue du ciel et de la terre, rien ne mérite autant d’être connu que notre être essentiel.
Un poète ancien a dit : « Un grain de poussière dans notre œil, et les trois mondes sont encore trop étroits. Si nous ne tenons plus à rien, le lit le plus petit est encore vaste ».
Ceci veut dire : Si un grain de poussière pénètre dans l’œil, celui-ci ne peut plus s’ouvrir, car une vue claire n’est possible qu’à condition qu’il soit vide, puisse ceci nous servir de parabole pour l’être, qui est lumière illuminante et libre en soi de tout ce qui quelque chose.
Un fameux samouraï a dit : « Entouré d’ennemis, cent mille en nombre, je serai écrasé en tant que forme. Mais l’être est et reste mien, aussi fort que soit l’ennemi. Aucun ennemi ne peut le pénétrer ».
Confucius a dit : « Même l’être d’un homme simple ne peut être volé ».
Mais si l’esprit devient désordonné, confus, l’être se tourne contre nous-même. C’est tout ce que je puis vous dire.
Maintenant méditez tout ceci et cherchez en vous-même.
Un maître ne peut essayer d’informer son disciple et lui exposer ses raisons. Et moi-même seul suis capable de reconnaître la vérité et de l’intégrer. Ceci est appelé l’intégration de soi. La transmission se fait de cœur à cœur ( I shin den shin ) .
C’est une transmission au-delà de la doctrine et de l’érudition. Ceci ne signifie pas : contredire le maître. Ceci veut dire simplement : Même un maître ne saurait transmettre la vérité.
Ceci n’est pas uniquement valable pour le Zen.
A partir de la pratique des anciens, en passant par la culture de l’âme jusqu’aux nobles arts, c’est l’intégration de soi qui est toujours le noyau central, et ceci n’est transmissible que de mon-âme- à-ton-âme. Tout enseignement se borne à indiquer, à orienter vers ce qui se trouve déjà en soi-même sans qu’on le sache. Donc il n’y a pas de secret que le maître puisse transmettre à son disciple.
Il est facile d’enseigner.
Il est facile d’écouter.
Il est difficile de prendre conscience de ce que l’on a en soi ; de le trouver et d’en prendre possession effectivement.
Ceci est appelé : « Regarder dans son propre être. Vision d’être ; Ken Sho ».
Si cela nous arrive, nous obtenons le Satori : le grand réveil du rêve, des illusions. Se réveiller, regarder dans son propre être, appréhender la vérité de soi : Tout ceci est la même chose.
27 octobre 2009
Nuages

25 octobre 2009
Les deux aimants
Les deux amants
heureux
ne font plus qu'un seul pain
une goutte de lune
une seule
dans l'herbe
ils laissent en marchant deux ombres
qui s'unissent
dans le lit leur absence est un seul soleil vide Leur seule vérité porte le nom du jour ils sont liés par un parfum, non par des fils ils n'ont pas déchiré la paix ni les paroles Et leur bonheur est une tour de transparence L'air et le vin accompagnent les deux amants la nuit leur fait un don de pétales heureux aux deux amants reviennent de droit les oeillets Les deux amants heureux n'auront ni fin ni mort ils naîtront et mourront aussi souvent qu'ils vivent ils possèdent l'éternité de la nature Pablo Neruda La vie exige plus que le simple savoir, elle demande une formidable capacité de ressentir à travers le corps et une énergie inépuisable. Seule l’action juste nourrit la vie de connaissance véritable.23 octobre 2009
Co-naissance


L’art du chat merveilleux – non-agir (4)

Alors la vieille chatte répondit : « Ce que tu appelles conciliation ne procède pas de l’Être, de la grande Nature. C’est une conciliation voulue, artificielle, une astuce. Consciemment, tu veux échapper ainsi à l’agressivité de l’ennemi. Mais, si tu y penses, fût-ce furtivement, il s’aperçoit de ton intention.
Or si dans une telle disposition tu te montres conciliant, ton esprit prêt à l’attaque se trouble ; ta perception et ton acte sont perturbés dans leur tréfonds. Tout ce que tu entreprends avec une intention consciente entrave la vibration originelle de la grande Nature, gêne le surgissement de sa source secrète et perturbe le cours de son mouvement spontané. D’où viendrait alors l’efficacité miraculeuse ?
C’est uniquement, en ne pensant à rien, en ne voulant rien et en ne faisant rien, mais en t’abandonnant dans ton mouvement à la vibration de l’Être, que tu n’aurais pas de forme saisissable. Rien sur terre ne peut surgir comme antiforme. Et ainsi il n’y a plus d’ennemi qui puisse résister.
Je ne suis nullement d’avis que tout ce que vous vous êtes efforcés d’acquérir soit sans valeur. Tout et n’importe quoi peut être une manière de suivre la Voie. Technique et Voie peuvent être identiques. Dans ce cas, le grand Esprit, « l’agissant », est intégré en elle et se manifeste dans l’action du corps. La force du grand Esprit sert la personne humaine. Celui dont le ki est libre sait affronter tout, de la juste manière, dans sa liberté infinie. Au combat, sans se servir d’une force particulière, son esprit, en état de conciliation, ne cédera ni à l’or ni à la pierre. Une seule chose importe : que pas le moindre soupçon de conscience de soi n’entre en jeu, sinon tout est perdu.
Si on pense au but, même de façon fugitive, tout devient artificiel. Cela ne procède pas de l’Être, de la vibration originelle, de la voie-corps. Dans ce cas, l’ennemi ne sera pas à votre merci, il vous résistera.
Alors quel procédé, quel art doit-on utiliser ? C’est seulement si tu es dans l’état où tu es libre de toute conscience du moi, seulement si tu agis « sans agir », sans intention et sans astuce – en harmonie avec la grande Nature – c’est alors seulement, que tu es sur la vraie Voie.
Abandonne toute intention, entraîne-toi à la non-intentionalité et laisse faire l’Être. Cette Voie est sans fin et inépuisable. »
Et puis la vieille chatte ajouta encore quelque chose d’étonnant :
« Vous ne devez pas croire que ce que je viens de vous dire soit ce qu’il y a de plus élevé. Il n’y a pas longtemps, dans un village voisin du mien, vivait un matou.
A longueur de journée, il dormait. Rien en lui ne laissait soupçonner quoi que ce soit ressemblant à une force spirituelle.
Il était là, étendu comme un morceau de bois. Jamais personne ne l’avait vu attrapant un rat. Or là où il dormait et vivait aussi bien qu’aux environs, il n’y avait pas de rats. Où qu’il apparut et s’étendit, on ne voyait plus aucun rat.
Un jour je lui rendis visite et lui demandai comment il fallait interpréter ce fait. Je ne reçus aucune réponse. Par trois fois je posai ma question. Il se tut. Non parce qu’il ne voulait répondre, mais parce que, de toute évidence, il ne savait quoi répondre.
Ainsi je sus ; « Celui qui sait quelque chose, ne le sait pas ». Ce matou s’était oublié lui-même et avait du coup oublié toute chose autour de lui : il était devenu « rien » et avait atteint le plus haut degré de non-intentionnalité.
Et nous pouvons dire qu’il avait trouvé la sublime voie du guerrier parfait : vaincre sans tuer.
Je suis loin derrière lui. »

A suivre …
20 octobre 2009
Vent d'automne

C'est un soir plein de tempête
Au coeur de l'automne
Nuages blancs du passé, les pensées voltigent
Et le vent les malmène de ses bras puissant
Insaisissable, le coeur du vent
Frappe mon vertueux silence
Fantasque et lutin, batifolant dans les arbres
Tel une lance emplie de fureur et de sang
Vent, rapide voleur qui enlève les feuilles
Et perce l'âme , lent tourment
Que renverse une vague sans écume
Corps qui s'incline, tourbillonne et tombe
Souvenir de baisers englouti et brisé
Que le vent d'automne vient déposé à ma porte








